Blog

Share This Post

COVID-19 / Santé

CORONAVIRUS SARS-CoV-2 : Transmission par la toux et l’aérosol !

CORONAVIRUS SARS-CoV-2 : Transmission par la toux et l’aérosol !

La pandémie de Covid-19 est due au coronavirus SARS-CoV-2. Il est un sous-groupe de la grande famille des coronavirus.

Deux sous-groupes ont été à l’origine d’épidémies mortelles en ce début du XXI éme siècle.

Il s’agit d’abord du Coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère qui a été identifié lors de l’épidémie qui s’est déroulé de 2002 à 2003.

Il s’agit ensuite du Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient ou MERS-CoV qui a été identifié lors de l’épidémie qui à débuté en 2012 avec des cas sporadiques en 2014-2015-2018-2019-2020. Autant dire que cette épidémie se poursuit jusqu’à présent.

Quant au Coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 il a débuté en chine dans la ville de Wuhan, dans la province de Hubei en novembre 2019 pour rapidement s‘étendre au reste du monde.

Coronavirus SARS-CoV-2 est de transmission aérienne

Des données sur la transmission aérienne du coronavirus sont établies depuis des années. La transmission par les gouttelettes est connue depuis les premières pandémies à coronavirus, mais celle par aérosol vient d’être émise à l’occasion de la pandémie actuelle à Coronavirus SARS-CoV-2.

Les microgouttelettes émissent lors de la toux

Le coronavirus est transmis d’homme à homme par contact direct et/ou indirect.

La transmission du coronavirus SARS-CoV-2 se fait par la salive. Les microgouttelettes émissent lors de la toux, de l’éternuement, ou lorsque l’on parle (les postillons), peuvent être projetées jusqu’à 1 mètre de distance. D’où la nécessité de se tenir au moins à 1 mètre de distance de son interlocuteur, voire dans le cas idéal à 2 mètres.

Le coronavirus SARS-CoV-2 a également un mode de transmission qui se fait par contact direct avec des malades, lors des poignées de main ou des embrassades, et par contact avec des surfaces contaminées, notamment par les microgouttelettes (fomites).

Ce mode de transmission du coronavirus SARS-CoV-2, se comprend aisément.  L’on est en présence d’une personne malade, qui en outre présente une toux et/ou des éternuements. D’où tout l’intérêt des mesures barrières, et en particulier du port du masque.

Les particules d’aérosols contiennent des virus

Des données récentes sur l’excrétion du coronavirus SARS-CoV-2 ont été révélées.

En effet, face à la propagation fulgurante de la pandémie à coronavirus SARS-CoV-2, les scientifiques ont cherché et ont trouvé, un mode de transmission supplémentaire.

Ils se sont aperçus que les personnes contaminées, mais faisant une forme légère de la maladie, ou carrément asymptomatiques, sont également des vecteurs de transmission de la maladie, dans leur milieu de vie. Comment cela est-il possible ?

Parce que la transmission du coronavirus SARS-CoV-2  se fait par l’air expiré par les poumons. Les scientifiques le dénomment les « aérosols ». Lorsque l’on parle, ou lorsque l’on fait du sport par exemple du jogging, bref, lorsque l’on respire de façon soutenue, le coronavirus SARS-CoV-2 est émis dans l’air ambiant. Ainsi, les les aérosols émis par les personnes atteintes par la COVID-19 contiennent des particules virales, même en l’absence de toux, et d’éternuements.

C’est à l’image de quelqu’un qui fume et dont l’entourage respire la fumée de la cigarette. A ceci près que dans le cas du coronavirus SARS-CoV-2, on ne le voit pas et on ne le sent pas.

Puisces particules restent en suspension dans l’air pendant plusieurs dizaines minutes comme cela fût évoqué dans les études sur la pandémie de la grippe H1N1. Ensuite elles retombent sur le sol, ainsi que sur toutes les personnes et objets aux alentours. Ceci à l’image de la poussière qui après s’être élevée retombe peu partout.

Si par le biais de la toux ou de l’éternuement une personne malade projette sur l’entourage des microgouttelettes contenant  le coronavirus SARS-CoV-2, il en est de même pour un porteur sain du coronavirus SARS-CoV-2. Ce dernier projette également des aérosols dans l’air ambiant, qui retombent sur son entourage.

Des prélèvements ont été effectués dans divers lieux, notamment dans l’air, sur les habits personnels, les surfaces des pièces, les chambres, les zones de soin, les couloirs et toilettes, les cuisines, etc.

Dans tous les types d’échantillons, la présence du coronavirus SARS-CoV-2 a été retrouvée, en concentrations plus ou moins élevées, quel que soit le type de prélèvement.

Une étude récente indique que le coronavirus SARS-CoV-2, peut rester en vie plusieurs heures sur différentes surfaces ; jusqu’à 24 heures sur du carton et jusqu’à 2-3 jours sur du plastique et l’acier inoxydable.

 Vivre dans ces conditions vire à la paranoïa

 Il devient évident que se protéger contre le coronavirus SARS-CoV-2, devient une mission quasi impossible.

Certains scientifiques suggèrent, d’enlever ses chaussures avant d’entrer dans la maison. D’enlever aussitôt après ses habits et les mettre dans la machine à laver, ou les tremper pour les laver au savon. De prendre immédiatement une bonne douche en passant le savon sur tout le corps, suivi d’un rinçage abondant. Toutes ces précautions ayant pour but, de limiter la présence du coronavirus SARS-CoV-2 à l’intérieur de la maison.

En effet, lors des sorties du domicile, pour le travail, effectuer des courses, les loisirs, le coronavirus SARS-CoV-2, se dépose facilement sur les personnes, les habits ou se fixe sur les chaussures, à l’image de la poussière.

Cette poussière à base du coronavirus SARS-CoV-2 est certes plus importante hors de la maison, mais il suffit qu’il y ait un porteur asymptomatique dans l’entourage pour que l’air de la maison en soit également contaminé.

Face à cette meilleurs compréhension de la transmission aérienne du coronaviurs SARS-CoV-2, force est de constater que vivre dans ces conditions vire à la paranoïa.

Les mesures barrières

Quoi qu’il en soit les autorités sanitaires du monde préconisent les mesures barrières suivantes :

  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou le cas échéant un gel hydro alcoolique ;
  • Tousser dans son coude, en cas de toux ;
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique ;
  • Respecter les mesures de confinement et la distances de sécurité en cas de déplacements nécessaires ;
  • Porter un masque lorsqu’on sort de la maison.

Les personnes présentant des symptômes légers doivent appeler leur médecin. En cas de signes d’une infection respiratoire elles doivent contacter le SAMU, mais éviter de se rendre aux urgences, ou chez le médecin, afin de limiter les risques de contamination.

Un autotest clinique portant sur la Covid-19 est proposé en ligne.  Il permet d’avoir une idée de sa situation actuelle face à l’infection à coronavirus SARS-CoV-2.

Mis à jour 09/06/2020

Dr Ettien Félicien

Share This Post

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>