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Santé / Sexualité

VIH: N’ayez pas peur

VIH: N’ayez pas peur

La découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 1983, a permis d’établir le lien entre ce dernier et une multitude de symptômes, observés au cours du SIDA. Le très large rayon d’action du virus dans l’organisme, en fait une maladie inquiétante, mais en contre partie, cela a permis aux chercheurs et aux médecins, de mieux cerner cette affection, et de proposer ainsi des traitements efficaces. Si ces derniers (chercheurs et médecins) ont été les premiers à monter au front, il est du devoir des malades et de la société civile de ne pas avoir peur et de jouer leurs partitions. Mais alors, quelle est la part qui leur incombe dans la gestion de cette maladie ?

  • Mesures de précaution simples

Le virus se transmet par :

Le sang contaminé.

Le don de sang est aujourd’hui bien réglementé et il ne peut plus y avoir de transmission par cette voie. Si vous avez été amené à toucher du sang, il faut désinfecter la partie concernée avec de l’eau de javel à 0.1%, après l’avoir nettoyée à l’eau courante et au savon. En cas de blessure, il faut prendre contact avec une structure médicale, où des tests sanguins seront faits afin de vous rassurer.

Le partage d’objets souillés

Les objets souillés par le sang contaminé à savoir, les aiguilles, les seringues ou d’autres instruments pointus utilisés en milieu hospitalier sont toujours entreposés dans des poubelles appropriées en vue de leur destruction dans des lieux spécifiques. En revanche, les toxicomanes laissent trainer ces objets souillés dans l’environnement.

Si un tel objet vient à vous blesser, il faut :

Nettoyer la plaie ou la peau lésée à l’eau courante et au savon.

– Rincer et désinfecter la plaie de préférence avec du Dakin pur ou de l’eau de Javel à 0.1% pendant AU MOINS CINQ MINUTES.

– Vous rendre dans un centre médical où des tests seront faits pour vous rassurer. Des médicaments antirétroviraux pour la prophylaxie préexposition du VIH vous seront servis suivant un protocole bien établi.

Le sperme et les sécrétions vaginales.

Le virus est présent dans le sperme et le liquide séminal (pré-éjaculatoire) chez l’homme, de même que dans les sécrétions vaginales. C’est la raison pour laquelle les rapports sexuels avec un partenaire dont on ignore les données sérologiques requièrent l’utilisation de préservatif pour limiter le risque d’infection.

La transmission mère-enfant

Une mère porteuse du virus peut contaminer son enfant durant la grossesse (contamination par voie sanguine), l’accouchement (par voie sanguine et par les secrétions vaginales) et l’allaitement (par la présence du virus dans le lait maternel). Or, aujourd’hui, grâce à un accompagnement médical adapté, les mères séropositives n’ont plus de crainte à avoir car elles peuvent donner naissance à un enfant non contaminé. Il n’existe pas d’autres modes de contamination connus du virus à l’heure actuelle.

En effet, le virus ne se transmet pas par les larmes, la sueur, la salive, la toux et les éternuements, par les piqûresd’insectes (le virus VIH ne survit pas dans les glandes salivaires du moustique), ni par les poignées de mains,les baisers, les massages, ou la masturbation.

2-Traitement efficace

Les médicaments antirétroviraux (les trithérapies antirétrovirales) sont utilisés dans le traitement et la prévention de l’infection à VIH. Ils combattent le VIH en stoppant ou en gênant la reproduction du virus dans l’organisme. Des molécules efficaces ont été commercialisées ces dernières années et sont de mieux en mieux tolérées par l’organisme.

En les prenant de façon quotidienne, la présence du virus dans le sang (charge virale) devient indétectable. Le risque de transmission du VIH d’une personne à une autre est ainsi nul, ce qui constitue un énorme progrès pour le quotidien des personnes vivant avec le VIH et leur entourage.

Mais, à l’arrêt des traitements, l’infection reprend (sauf dans quelques rares cas). La faute aux réservoirs viraux des cellules dans lesquelles le VIH se retrouve à l’état dormant, afin de repasser plus tard dans le sang. D’où à l’heure actuelle, la nécessité pour la personne séropositive de ne point arrêter son traitement, à l’instar du sujet diabétique, ou du sujet hypertendu.

3- Recherche d’un vaccin

En 2016, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, la majorité (25,6 millions) en Afrique Subsaharienne. 19,5 millions de malades sont traitées par antirétroviraux. Pris régulièrement les antirétroviraux permettent d’éliminer le virus du sang et des sécrétions.

Les recherches se focalisent 6 aujourd’hui sur les derniers virus qui se retrouvent à l’état dormant dans les cellules. Il s’agit de débusquer le VIH de sa cachette, afin de pouvoir l’éliminer définitivement de l’organisme du sujet séropositif, à l’aide de nouvelles molécules.
En parallèle, plusieurs équipes travaillent dans le monde à la mise en œuvre d’un vaccin, qui pourra empêcher la survenu de la maladie en cas de contamination par le VIH.

En résumé

Il n’y a plus lieu d’avoir peur du VIH.
Pour cela il faut prendre les dispositions suivantes :
– Avoir un flacon d’eau de javel à 0.1% à portée de main, afin de désinfecter la plaie en cas de blessure. Cette pratique est largement utilisée pendant les épidémies à virus Ebola, et permet de sauver des millions de vie.

– Avoir un préservatif à portée de main en cas de rapports sexuels hors couple, si vous ne pouvez pratiquer l’abstinence, ou demeurer fidèle.

– Avoir identifié un ou deux centres, ou ONG spécialisés dans la prise en charge du VIH, afin de recevoir des médicaments antirétroviraux pour la prophylaxie pré-exposition du VIH, en cas de contact suspect.

Muni de ces clefs, vous pouvez conduire votre vie sans avoir peur, tout en faisant preuve de compassion, afin de réduire les cas de discrimination à l’encontre des personnes séropositives.

NB : Les renseignements fournis par cet article, ne remplacent pas une consultation médicale. Ils ont un but strictement informatif, et doivent constituer un sujet de discussion avec votre médecin, ou un autre professionnel de la santé qualifié.

Dr. ETTIEN Félicien

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