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Actu diapo / Gynécologie

Leucorrhées infectieuses : facteurs favorisants

Leucorrhées infectieuses : facteurs favorisants

Il existe de nombreux facteurs susceptibles de favoriser la survenue de leucorrhées infectieuses (pertes vaginales d’origine infectieuses). A la différence des leucorrhées physiologiques, les pertes vaginales ne sont plus blanches.  Dans les leucorrhées infectieuses les pertes sont sales, jaunâtres, verdâtres, malodorantes.

Elles peuvent être plus ou moins abondantes, et s’accompagnées de prurit (démangeaisons) de la vulve, ou de dyspareunie (douleurs durant les rapports sexuels).

Voici une liste non exhaustive des principales causes de leucorrhées infectieuses.

 Le rôle des médicaments dans les leucorrhées infectieuses

De nombreuses femmes ont contractée une infection génitale, après la prise d’un antibiotique destiné à traiter une autre maladie infectieuse. La plupart du temps il s’agissait de mycoses génitales. Cette complication désagréable n’est pas étonnante, car la flore vaginale est perturbée par le traitement antibiotique. Il en est de même lorsque la femme utilise des antiseptiques, très agressifs eux aussi, pour réaliser sa toilette vaginale.

D’autres familles de médicaments engendrent aussi une leucorrhée infectieuse. C’est le cas des médicaments anticholinergiques.Ils entrainent une sécheresse des muqueuses à savoir buccale, conjonctival (au niveau des yeux) mais également vaginale. Or, cette situation entraine une modification de la flore vaginale avec risque de survenue d’infections vaginales.

Il ne faut pas oublier les corticoïdes. Ils sont d’usage fréquent dans bon nombres de pathologies, mais ils sont connus pour favoriser indirectement la prolifération de germes pathogènes un peu partout dans le corps, y compris dans la cavité vaginale.

Quant aux médicaments immunosuppresseurs, ils induisent par leurs actions sur les anticorps une baisse du système de défense, ce qui a pour conséquences de favoriser la prolifération de certains microbes.

L’hygiène intime source de leucorrhée

Une hygiène trop fréquente et/ou inadaptée de la cavité vaginale finit par détruire les bons germes qui tapissent cette muqueuse. Des toilettes vaginales excessives avec utilisation d’antiseptiques locaux vont déséquilibrer la flore antibactérienne vaginale, et favoriser indirectement la prolifération de germes pathogène. Les douches vaginales sont par conséquent à proscrire, ou ne devraient être faites que de façon espacée.

Le tabac

On ne le dira jamais assez, le tabac a des effets négatifs sur l’ensemble de l’organisme. On pense moins au tabac, et pourtant c’est un facteur majeur de déséquilibre du micorbiote vaginal. Les femmes qui fument ont moins d’estrogènes circulants, et la diminution de ces hormones entraîne une chute des lactobacilles à l’origine de vaginoses reconnaissables à l’aspect des pertes et à l’odeur.

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Les vêtements

Les vêtements trop serrés, les strings, les culottes en fibres synthétiques et les jeans, sont hors de cause, à condition que la flore vaginale soit équilibrée. Cependant faut choisir de préférence les sous-vêtements en coton plutôt que des sous-vêtements en matière synthétiques. Sur le continent Africain, les femmes sont par ailleurs soumises à des températures ambiantes élevée, ce qui favorise la transpiration. Les vêtements trop serrés tel que les boubous ou les maxi pagnes ne favorisent pas une bonne aération de l’entrecuisse.

Les problèmes de poids

Le surpoids et l’’obésité sont également des facteurs à prendre en compte. En effet les frottements des cuisses, les irritations des sous-vêtements, l’humidité locale, provoquent des microtraumatismes répétés qui sont source d’infections génitales et donc de leucorrhées.

Les changements hormonaux

La grossesse et la ménopause entraînent une modification hormonale, qui retentit sur la physiologie cavité vaginale. Il en est de même lors de la prise de pilule oestro-progestative.

Les terrains débilités

Toutes les femmes victimes de maladie chronique sont sujettes de part leur fragilité à une modification du microbiote vaginal. Ainsi des affections telles que le diabète, la corticothérapie, l’immunodépression, la chimiothérapie, la drépanocytose, etc. constituent un terrain favorable à la survenue d’une leucorrhée infectieuse

L’activité sexuelle

Les partenaires sexuels multiples, de même que relations sexuelles non-protégées, font courir à la femme le risque de survenu de MST et d’IST. Par ailleurs, en cas de sécheresse vaginale il faut utiliser un lubrifiant pour éviter les irritations lors des rapports sexuels.

Les activités sportives ou de loisirs

La baignade dans la piscine va favoriser la macération au niveau de la cavité vaginale, surtout lorsque la femme ne prend pas la peine de bien s’essuyer par la suite. Humidité, et macération peuvent également apparaître après les activités sportives, lorsque celles-ci ne sont rapidement suivie d’une bonne douche.

Dr ETTIEN Félicien

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