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Coronavirus, facteurs de risque : l’obésité et le surpoids

Coronavirus, facteurs de risque : l’obésité et le surpoids

La pandémie du Covid-19 due au coronavirus SARS-CoV-2 a un effet néfaste en cas de surpoids ou d’obésité. Dans certains services de réanimation, 80% des malades ayant contracté le coronavirus SARS-CoV-2 souffrent d’obésité.

L’obésité et le surpoids ne sont pas l’apanage que des seuls pays nantis ! Cette affection est fréquemment retrouvée chez les Africains, en particulier chez les femmes Africaines.

Comment expliquer la vulnérabilité des personnes présentant une obésité ou en surpoids lorsqu’elles ont contracté l’infection à coronavirus SARS-CoV-2 ?

Comment prévenir certaines complications graves lorsqu’on est en surpoids ou victime d’obésité, et que l’on est confronté à la pandémie du Covid-19 ?

L’insuffisance respiratoire sévère

Le mécanisme d’action du coronavirus SARS-CoV-2 chez le sujet victime d’obésité ou en surpoids n’est pas encore clairement défini.

Les professionnels de santé savent que l’obésité et le surpoids contribuent à affaiblir le système immunitaire. Or cet affaiblissement du système immunitaire laisse le champ libre au coronavirus SARS-CoV-2 pour se développer à travers tout l’organisme, puisqu’il y a peu ou pas d’éléments de défense en mesure de le combattre. Les sujets présentant une obésité ou un surpoids sont donc de fait très vulnérables aux coronavirus en général et au coronavirus SARS-CoV-2 (responsable de la pandémie de Covid-19) en particulier.

En outre, en cas d’obésité ou de surpoids le bon fonctionnement du diaphragme et des poumons est perturbé. En temps normal, la mécanique respiration ne s’effectue pas aisément chez les personnes présentant une obésité ou en surpoids. La respiration est saccadée, parfois marquée par des signes d’essoufflement au moindre effort physique. Ces difficultés respiratoires sont naturellement exacerbées lors des moments de fortes chaleurs, ce qui est habituel sur le continent Africain.

La survenue d’une infection à coronavirus SARS-CoV-2, en affectant de façon direct ou indirect le tissu pulmonaire, crée les conditions propices à l’apparition d’une insuffisance respiratoire sévère.

Dans ce contexte, le pronostic vital des sujets adultes présentant une obésité ou en surpoids admis en réanimation, est fortement altéré.

L’obésité et le surpoids constituent donc un des principaux facteurs d’aggravation de l’état de santé des malades adultes jeunes, c’est-à-dire les moins de 50 ans, victimes de la pandémie de Covid-19, et ne présentant aucune autre pathologie.

 Changer les habitudes gastronomiques

Des données relatives à la surcharge pondérale et à l’obésité dans certains pays africains révèlent qu’en moyenne 30 % de la population adulte est concernée par cette pathologie qui prend des proportions semblables à une épidémie.

L’obésité et le surpoids sont dus en partie à l’adoption par les Africains des habitudes gastronomiques occidentales. Ces repas sont consommés en alternance avec des mets Africains qui sont pour une bonne part, riches également en matière grasse. A cela s’ajoute la sédentarité et la consommation de boissons alcoolisées qui constituent également des facteurs favorisant le développement de cette pathologie.

Eviter les maternités répétées et rapprochées

Les maternités répétées rapprochées ne permettent pas aux femmes de retrouver leur équilibre pondéral. Au fur et à mesure qu’elles enchainent les grossesses, certaines femmes accumulent de la matière grasse et finissent par être en surpoids ou carrément présenter une obésité.

Or, il est établi que l’obésité et le surpoids sont associés à d’autres pathologies telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie etc., faisant ainsi le lit de la propagation du coronavirus SARS-CoV-2, en cas d’infection.

La surveillance de l’indice de masse corporelle (IMC), surtout chez les femmes qui ont accouché, devrait servir d’indicateur. Elles pourraient attendre le retour à un poids santé (poids normal), avant d’envisager une autre grossesse.

Quant à celles qui portent déjà une grossesse et qui présente donc un surpoids lié à leur état, les données scientifiques actuelles qui sont certes parcellaires ne font pas état de complications graves pour la mère qui aurait contracté le coronavirus SARS-CoV-2.

Perdre les kilos en plus au plus vite

 L’épidémie de Covid-19 due au coronavirus SARS-CoV-2 est susceptible de durer plusieurs mois voire plusieurs années. En attendant la mise sur le marché d’un vaccin, ou qu’une immunité collective ne se développe, chaque habitant doit prendre des mesures de précautions.

Ainsi, chez les personnes en surpoids (indice de masse corporelle compris entre 25-30) et les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle compris entre 30-40), il s’avère nécessaire de prendre les devants, en entamant au plus vite un régime amaigrissant.

Ce régime amaigrissant doit faire partie de l’ensemble des mesures de prévention, dont doit se doter le sujet jeune ou adulte en surpoids ou présentant une obésité, et qui est confronté à la pandémie de Covid-19. Il ne pourra pas se contenter uniquement des mesures barrières et de distanciation sociale.

Il doit faire l’effort de perdre les kilos en plus au plus vite, avant éventuellement d’être victime de la pandémie de Covid-19. En effet, s’il lui arrivait de contracter le coronavirus SARS-CoV-2, les chances de survie seraient amoindries par rapport à un sujet ayant un poids santé (poids normal).

Selon les scientifiques chinois, les personnes en surpoids ont 86% de chance de développer une forme sévère de la pandémie de Covid-19.

Quant aux personnes présentant une obésité, la probabilité de développer une pneumonie sévère est 2 à 42 fois plus élevée par rapport autres patients.

Profiter donc de la pandémie de Covid-19 pour maigrir, n’est que bénéfique. Cela permettra également de réduire le risque de survenue d’autres affections telles que : l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie. Celles-ci constituent des facteurs de comorbidité qui altèrent le pronostic vital des patients qui en sont atteints, quelle que soit la pathologie en cause.

Abandonner certaines représentations et croyances

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il est utile de rappeler que certaines représentations et croyances véhiculées en Afrique à propos de l’obésité doivent être mises en sourdine, voire carrément abandonnées.

En effet en Afrique, il est fréquent de considérer le surpoids ou l’obésité comme un signe de richesse (d’un statut socio-économique élevé)  ou comme un signe de bonne santé (la perte de poids étant associée au VIH-sida)

En outre, le surpoids ou l’obésité est également considéré comme un signe de beauté physique (perception positive de l’image corporelle), et surtout comme un signe désirabilité chez la femme (une belle femme Africaine se doit d’être voluptueuse).

Aujourd’hui, au regard des ravages provoqués par la pandémie de Covid-19 dans la population adulte jeune, présentant une obésité ou en surpoids, il apparait nécessaire de tout mettre en œuvre afin de maigrir (perdre du poids) au plus vite. Personne ne mérite de perdre la vie pour des considérations sociétales désuètes, allant à l’encontre des données scientifiques.

Dr Ettien Félicien
Médecin-Blogueur

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